Archives mensuelles : août 2019

VIH : la consommation de cannabis induit des effets anti-inflammatoires

Chez les patients atteint du VIH, la consommation de cannabis induit des effets anti-inflammatoires

Les objectifs des scientifiques sur cette étude étaient “d’évaluer les effets de la consommation de cannabis sur l’état inflammatoire du stress oxydant et les sous-ensembles de monocytes en circulation chez les individus infectés par le VIH sous traitement antirétroviral.” Ils ont également étudiés l’effet de la cocaïne sur ces patients.

Elle à été réalisé à l’Institut de Pathologie Tropicale et de Santé Publique, de l’Université Fédérale de Goiás, au Brésil.

La consommation de cannabis abaissait les pourcentages de monocytes inflammatoires, non classiques, activés-classiques et activés-inflammatoires.

Dans l’infection par le VIH, l’usage de cannabis induit principalement un profil anti-inflammatoire. La consommation de cocaïne et de cannabis plus cocaïne présentait un profil à la fois pro- et anti-inflammatoire, avec une prédominance du statut inflammatoire.

D’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre l’action de ces médicaments dans l’infection par le VIH.

En clair, chez les personnes infectées par le VIH sous traitement antirétroviral et cannabis, la cocaïne ou le cannabis et la cocaïne plus la consommation de cannabis étaient associées à un profil anti-inflammatoire des cytokines.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31259759

Belgique: le CBD en pharmacie

La Belgique fait bouger les choses en Europe, et c’est un pas de plus que viens de réaliser ce joli petit pays : le Cannabidiol (CBD) est désormais disponible en pharmacie, sur prescription d’un médecin.

C’est l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé ( AFMPS ) qui a annoncé via une circulaire, ce mardi, l’information.

Le CBD, cannabinoide issu du chanvre dont nous traitons la quasi-totalité des études scientifiques réalisées dans le monde, se retrouve désormais dans la pharmacopée luxembourgeoise.

En Belgique, l’arrêté royal de Juin 2015 interdit toute prescription et délivrance par les pharmaciens de produit contenant du THC, aux vertus psychotropes.

Mais c’est désormais du passé : l’agence à officiellement autorisé l’utilisation de “matières premières telles que le cannabidiol contenant des traces de THC” a partir du moment ou le patient utilisant le produit ne pourra être assujettis à des doses de plus de 1 microgramme de THC par kg de poids de corps par jour.

La circulaire précise également l’obligation pour les pharmaciens mettant à disposition ce CBD doivent surveiller les effets indésirables induit par le produit, mais surtout, et c’est primordial à nos yeux, doivent se former sur la science des cannabinoïdes. Le porte-parole de l’AFMPS,

Olivier Christiaens, s’est exprimé dans la tribune de levif.be :

Il souligne que le CBD peut être vendu légalement comme médicament uniquement par les pharmaciens. Il met également la population en garde contre les “CBD shops”, qui proposent des produits à base de cannabidiol. “Contrairement aux pharmacies, il n’y a pas de supervision et de suivi médical dans ces magasins. Seules les pharmacies peuvent administrer le CBD en tant que médicament.” Les pharmaciens peuvent transformer la matière première pharmaceutique CBD – une poudre – en huile, en pilules ou en pommade. Aux États-Unis, il existe notamment un médicament antiépileptique reconnu à base de CBD.

Le gouvernement belge à donc en quelques temps sécurisé et adapté la distribution de CBD, selon leur principes :

  1. Fleurs de CBD en produit à fumer, taxés fortement et donc distribuable par les commerces qui peuvent se permettre de marger peu
  2. Huile de CBD en pharmacie

C’est, à nos yeux, la pire possibilité possible pour la mise à disposition des cannabinoïdes.

Amélioration dans le cancer de l’ovaire par une combinaison avec du CBD

Le cancer de l’ovaire séreux de bas grade (LGSOC) est un sous-type rare du cancer épithélial de l’ovaire séreux. La majorité des femmes reçoivent un diagnostic de maladie au stade avancé, malgré sa croissance lente. Amélioration par une combinaison avec du CBD dans le cancer de l’ovaire

Les options de traitement pour la maladie avancée incluent la chimiothérapie néoadjuvante suivie d’une cytoréduction chirurgicale à intervalles ou d’une résection chirurgicale primaire suivie d’un traitement adjuvant ainsi que d’un traitement hormonal d’entretien (National Comprehensive Cancer Network, 2019).

Dans ce rapport de cas, nous présentons une femme avec LGSOC qui a refusé une chimiothérapie systémique primaire suivie d’une résection chirurgicale à intervalles et a opté pour une thérapie CAM avec de l’huile de Laetrile (amygdaline) et du cannabidol (CBD).

Une femme de 81 ans atteinte d’un cancer de l’ovaire métastatique répondait bien à un traitement avec des doses élevées de comprimés de Laetrile et de faibles doses de cannabidiol.

Elle à été suivie par une équipe de médecins spécialisés à l’université de Californie à San Diego, au Moores Cancer Center.

Elle a commencé son traitement en mai 2017 et a continué à montrer des améliorations en décembre 2018.

Les auteurs citent :

“Le cannabidiol (CBD) est un composé naturellement dérivé de la plante de cannabis. Les effets anticancéreux du CBD ont été évalués principalement en laboratoire. Fait intéressant, les lignées cellulaires du cancer de l’ovaire expriment GPR55, une cible indirectement inhibée par le CBD et jouant un rôle dans la prolifération des cellules cancéreuses de la prostate et de l’ovaire (Piñeiro et al., 2011). Des études sur des modèles murins ont également démontré que les cannabinoïdes inhibent la croissance des cellules tumorales et induisent l’apoptose dans les gliomes, les lymphomes, les cellules cancéreuses de la prostate, du sein, du poumon, de la peau et du pancréas (Sarfaraz et al., 2008). Malgré cet avantage théorique, il n’est pas clairement établi qu’il a plus ou moins d’activité que les traitements classiques chez les patients cancéreux. ”

Elle est cliniquement asymptomatique et présente un statut de performance de 0, qui est inchangé par rapport à son statut de performance au moment du diagnostic.

Les points forts soulevés par les scientifiques :

  • La communication avec les patients est essentielle pour l’utilisation de thérapies alternatives.
  • Le recours gratuit aux médecines alternatives est courant chez les femmes atteintes de cancers gynécologiques.
  • Les récepteurs aux cannabinoïdes sont des cibles thérapeutiques potentielles dans le cancer de l’ovaire.

Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352578919300517?via%3Dihub

65% des consommateurs de cannabis récréatif le font pour soulager des douleurs

Une étude publiée dans le Journal of Psychoactive Drugs s’est récemment intéressée aux raisons qui poussent les consommateurs de cannabis récréatif à faire usage de cette substance. Une majorité des sondés a ainsi indiqué qu’ils se procuraient du cannabis dans un but thérapeutique, notamment pour réduire des douleurs chroniques.

La recherche s’est déroulée dans deux dispensaires du Colorado auprès d’adultes venus se procurer du cannabis récréatif. Sur les 1000 personnes interrogées, 65% ont révélé qu’elles en prenait pour soulager des douleurs, et parmi elles, 80% ont reporté que cette méthode était « très » ou « extrêmement » efficace. Les personnes utilisant précédemment des analgésiques ou des calmants dans leur vie courante ont également reporté avoir remplacé ces produits par du cannabis, plus efficace selon elles. 74% des sondés ont indiqué que le cannabis les aidait à lieux dormir, et parmi eux, 84% ont précisé trouver la substance « très » ou « extrêmement » efficace. 87% des utilisateurs de somnifères vendus dans le commerce, avec ou sans prescription, ont reporté avoir totalement ou partiellement remplacé ces médicaments par du cannabis.

La chercheuse Julia Arnsten a aussi indiqué que

les personnes développent une tolérance aux opiacés, elles ont besoin de plus fortes doses pour produire le même effet. Cela signifie que les patients atteints de douleurs chroniques augmentent souvent leur dose d’opiacés au fil du temps, et donc leur risque de surdose.

Le cannabis pourrait ainsi permettre de réduire la dépendance aux analgésiques. En effet, l’étude précise que 20% des Américains adultes souffrent de douleurs chroniques, et qu’un tiers d’entre eux ont des difficultés à s’endormir et serait donc en manque de sommeil.

Le docteur Marcus Bachhuber, psychiatre au Centre médical Montefiore de New York et directeur de l’étude indique

Nos résultats suggèrent que l’usage médical de facto pourrait être très répandu chez les consommateurs adultes, et que l’accès à un marché du cannabis adulte pourrait influencer la consommation d’autres médicaments.

Cette utilisation du cannabis récréatif se rapproche donc de celle du cannabis médical. L’étude montre aussi que cette forme d’auto-médication est liée à la difficulté à accéder à des services médicaux et à des personnels de santé compétents, mais également à la stigmatisation qui découle de la prescription de cannabis thérapeutique.